Investigating educators’ views of sexuality, HIV and AIDS education in working with students with disabilities in South African schools
Titre traduit
La perception des éducateurs sur l’enseignement de l’éducation sexuelle et la sensibilisation au VIH/ SIDA destinés aux étudiants en situation de handicap dans les établissements d’enseignement spécialisés sud-africains : tour d’horizonAuteur(s)
- Julia S. Louw
- John Kosciulek
- Roy K. Chen
Référence
Investigating educators' views of sexuality, HIV and AIDS education in working with students with disabilities in South African schools. Journal of Applied Rehabilitation Counseling 45, no. 2 (2014): 9-17Domaines de recherche appliquée
Thématiques
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Résumé de l'auteur
The misconception that persons with disabilities are asexual and sexually inactive often relegates teaching sexuality education in special needs schools to a priority of low importance. The access, or lack thereof, to such information causes students with disabilities to be at an increased risk of HIV infection; therefore, providing them with sexuality education is imperative. The purpose of the present study was to examine the teachers' and childcare providers' views of teaching sexuality, HIV, and AIDS programs in special needs schools. A survey questionnaire was employed to collect the data. The results showed that among the four major study constructs, teaching practices had the highest mean scores (M = 4.2). A correlation matrix among the 10 study variables indicates the strongest positive associations for teaching practices with cure for HIV (r = .37, p < .01) and the seriousness of the AIDS problem (r = .35, p < .05) with programs related to HIV and AIDS. The study confirmed the teachers' high levels of knowledge regarding HIV and AIDS and that they were taking the teaching of sexuality education to students with disabilities seriously. The teachers, however, questioned who should be held responsible for teaching this sexuality education, which may have an impact on their attitudes and beliefs as well as their teaching practices of the topic.
[Traduction]
L’idée reçue que les personnes en situation de handicap sont asexuelles et sexuellement inactives cantonne souvent l’enseignement de l’éducation sexuelle dans une place non prioritaire au sein des établissements d’enseignement spécialisé. L’accès à ces informations, ou plutôt l’absence de celui-ci, a pour conséquence que les étudiants en situation de handicap sont exposés à un risque accru d’infection par le VIH ; il est par conséquent essentiel que ces personnes puissent bénéficier d’une éducation sexuelle. L’objet de la présente étude est d’explorer les points de vue des professionnels de l’éducation sexuelle et des éducateurs concernant les programmes de formation sur la sexualité, le VIH et le SIDA au sein des établissements d’enseignement spécialisé. Un sondage sous forme de questionnaire a été employé pour la collecte de données. Les résultats dudit sondage ont montré que parmi les quatre échantillons principaux sur lesquels il a été conduit, c’est l’enseignement qui enregistre le plus haut taux d’importance (M = 4, 2). La matrice de corrélation utilisée pour les 10 variables définies dans la présente étude permet de mettre en lumière des associations positives entre les pratiques éducatives et le traitement du VIH (r = .37, p <.01) ainsi qu’entre l’importance des problématiques liées au SIDA (r = .35, p < .05) et les programmes de formation autour de la thématique du VIH/ SIDA. L’étude a permis de confirmer le haut niveau de connaissances des enseignants concernant le VIH/ SIDA ainsi que l’importance qu’ils accordent à la question de l’éducation sexuelle chez les apprenants en situation de handicap. Cependant, ces mêmes enseignants ont émis des réserves sur la responsabilité qui pèse sur les professionnels de l’éducation sexuelle, car elle pourrait avoir des conséquences directes sur leur attitude, leur perception et leurs pratiques professionnelles en la matière.
Commentaire du Centre Ressources
In this peer-reviewed article, Louw et al. investigate educators’ attitudes toward teaching sexuality and HIV education to learners with disabilities in South Africa.
Misconceptions about sexuality among persons with disabilities mean that they are especially vulnerable to contracting sexually transmitted infections such as HIV. Prior research has noted that teachers have some concerns over delivering sexuality education to learners with disabilities, however there has not been much systematic investigation into teachers’ attitudes toward delivering sexuality and HIV education. Louw et al. help address this gap.
The authors recruited teachers (N = 78) from special schools across South Africa which catered for a variety of impairment types (e.g., cerebral palsy, intellectual). These participants filled out a questionnaire which assessed their attitudes toward delivering sexuality and HIV education to learners with disabilities. In light of the rarity of sexuality research with educators of learners with disabilities, this approach represents a valuable collaboration with actors in the field.
Findings suggest that educators’ held a high level of knowledge about HIV, viewed HIV as a serious issue, and were comfortable teaching learners with disabilities. Many had received general training in delivering sexuality education to learners with disabilities, but HIV-specific training was lacking. However, educators felt that other staff members, the government, and parents should be responsible for delivering sexuality education as well.
The results highlight the need for educators to be better supported when delivering sexuality education to learners with disabilities by having access to training and HIV-specific materials as well as the need for co-ordination between stakeholders (e.g., government) in this area.
Louw et al. do highlight some methodological limitations to the study, notably small sample size and low scale reliability (< .60). Therefore, though a valuable small-scale exploration of the area, further research is needed to help generalise the findings and rule out potential confounds.
[Traduction]
Dans l’article évalué par des pairs, Louw et al. s’attachent à la question des attitudes des professionnels de l’éducation sexuelle et du VIH vis-à-vis des apprenants en situation de handicap en Afrique du Sud. Les idées reçues concernant la sexualité des personnes en situation de handicap ont pour conséquence une vulnérabilité plus élevée de ces personnes face aux maladies sexuellement transmissibles telles que le VIH. Des études de recherche préalables soutiennent que les professionnels de l’éducation ont des inquiétudes concernant l’enseignement de l’éducation sexuelle destiné aux apprenants en situation de handicap. Cependant, il convient de préciser que les études systématiques sur les attitudes des enseignants chargés de dispenser des formations en éducation sexuelle et VIH ne sont pas légion. Louw et al. contribuent à combler ce vide. Ces auteurs ont recruté des enseignants (N = 78) d’établissements d’enseignement spécialisé disséminés dans toute l’Afrique du Sud prenant en charge des personnes présentant une grande variété de handicaps (comme des infirmités motrices cérébrales, et les handicaps intellectuels). Les enseignants participant à cette étude ont rempli un questionnaire évaluant leurs attitudes dans l’enseignement de l’éducation sexuelle et du VIH dispensé à des apprenants en situation de handicap. À la lumière des rares études de recherche sur les éducateurs travaillant avec des personnes en situation de handicap, cette approche constitue une collaboration de grande valeur avec des professionnels travaillant sur le terrain. Les résultats de cette étude suggèrent que les éducateurs possèdent un haut degré de connaissances sur le VIH, perçoivent le VIH comme une problématique à ne pas négliger et sont à l’aise dans la pratique de l’enseignement avec des apprenants en situation de handicap. La plupart d’entre eux avait été formé sommairement afin d’être en mesure de dispenser des formations en éducation sexuelle à des apprenants en situation de handicap. En revanche, ils n’avaient pas bénéficié d’une formation spécifique au VIH. Par ailleurs, ces éducateurs estimaient que la responsabilité de l’éducation sexuelle devait être partagée entre le personnel de ces établissements d’enseignement spécialisé, le gouvernement et les parents de personnes en situation de handicap. Les résultats de cette étude mettent en lumière la nécessité pour les éducateurs d’un plus grand soutien au moment de dispenser ces formations en éducation sexuelle à des personnes en situation de handicap, à savoir : la possibilité de bénéficier de formations et de matériel spécifiques au VIH ainsi qu’une coordination plus efficace entre les parties prenantes (par exemple, le gouvernement) en la matière. Louw et al. mettent en effet l’accent sur les limites méthodologiques de cette étude, notamment la faible taille des échantillons et l’échelle de fiabilité peu robuste (< .60). Par conséquent, bien que cette recherche à échelle réduite possède une grande valeur, des études plus poussées sont nécessaires afin de pouvoir généraliser les résultats et d’éliminer les contraintes potentielles.
