Challenges in providing HIV and sexuality education to learners with disabilities in South Africa: the voice of educators.
Titre traduit
Les difficultés de transmission en matière d’éducation sexuelle et de sensibilisation au VIH auprès d’apprenants en situation de handicap en Afrique du Sud : la voix des éducateursAuteur(s)
- Liset De Reus
- Jill Hanass-Hancock
- Sophie Henken
- Wim Van Brakel
Référence
Challenges in providing HIV and sexuality education to learners with disabilities in South Africa: the voice of educators. Sex Education 15, no 4 (2015): 1-15Domaines de recherche appliquée
Thématiques
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Résumé de l'auteur
People with disabilities are at increased risk of exposure to HIV, yet they lack access to HIV prevention, treatment care and support including sexuality education. Lack of knowledge, skills and confidence of educators teaching sexuality education to learners with disabilities is related to this increased vulnerability. This study identifies possible challenges educators of learners with disabilities face when teaching sexuality and HIV education. Five focus groups were conducted in three purposely selected types of special schools representing four impairment groups in KwaZulu-Natal, South Africa. Educators recognise that teaching about sexuality is part of the South African Life Orientation curriculum and understand its importance to learners. However, they identified a number of challenges to such work, including barriers in communication and language, cultural values and expectations, learners’ knowledge and behaviour, handling of sexual abuse cases and the teachers’ own life experiences. Educators feel a lack of support from parents, departments of education, fellow educators and members of the community. They report the need for training and adapted HIV and sexuality education tools and resources to accommodate learners with disabilities. This training needs to provide knowledge on disability and HIV, offer guidance on disability appropriate communication strategies, deal with sexual abuse and include educational tools for the classroom.
[Traduction]
Bien que les personnes en situation de handicap soient exposées à un risque d’infection au VIH accru, elles n’ont pas accès à la prévention du VIH, aux traitements et à une assistance en matière d’éducation sexuelle. Le manque de connaissances, de savoir-faire et de confiance des éducateurs chargés d’enseigner l’éducation sexuelle aux apprenants en situation de handicap est lié à la vulnérabilité accrue de cette population. Cette étude a permis d’identifier les difficultés que peuvent rencontrer les éducateurs qui enseignent la sexualité et la sensibilisation au VIH auprès d’apprenants en situation de handicap. Cinq groupes de réflexion ont été répartis dans trois types d’établissements d’enseignement spécialisés sélectionnés pour l’étude, prenant en charge quatre types de handicaps différents à KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud. Les éducateurs reconnaissent que l’enseignement de la sexualité fait partie du programme « Vie pratique » en Afrique du Sud et comprennent l’importance de cette transmission aux élèves. Cependant, ils ont identifié un certain nombre de difficultés au cours de leur mission, notamment les obstacles à la communication et au langage, les valeurs et les attentes culturelles, les connaissances et les comportements des enseignants, la prise en charge des cas de violences sexuelles et les expériences personnelles des enseignants. Les éducateurs ressentent un manque de soutien de la part des parents, du ministère de l’Éducation, des collègues et des membres de la communauté. Ils font état de la nécessité d’être formés et d’avoir accès à des outils et des ressources adaptés à l’éducation sexuelle et la sensibilisation au VIH à destination des apprenants en situation de handicap. Cette formation doit avoir pour objet de fournir des informations sur la question du handicap et du VIH, proposer des conseils sur des stratégies de communication appropriées pour parler du handicap, traiter de la question de la violence sexuelle et inclure des outils pédagogiques pour la classe.
Commentaire du Centre Ressources
In this peer-reviewed article, de Reus et al. (2015) seek to elucidate teachers’ knowledge, attitudes and practices when delivering sexuality and HIV education to learners with disabilities in South Africa by using a mixed methodology. This is a companion article to Chirawu et al. (2014) and focuses on the qualitative aspect of the study.
Misconceptions about sexuality among persons with disabilities mean that they are especially vulnerable to contracting sexually transmitted infections such as HIV. Prior research has noted that teachers have some concerns over delivering sexuality education to learners with disabilities, however there has been little systematic investigation into teachers’ knowledge, attitudes and practices toward this group. De Reus et al. help address this gap.
The authors recruit teachers and support workers (N = 47) from 5 special schools, catering from a variety of impairment types (e.g., cerebral palsy, intellectual), in the province Kwa-Zulu Natal. In light of the rarity of sexuality research with educators of learners with disabilities, this approach represents a valuable collaboration with actors in the field.
The authors conducted focus groups within each school and the data was then analysed using thematic content analysis. Findings revealed that educators sometimes struggle to implement sexuality with learners who have disabilities and consider many sexual topics (e.g., condom use, masturbation) as culturally taboo. At the same time, there was an overall awareness that learners with disabilities were sexually active, but lacked knowledge about some areas of sexuality and were particularly vulnerable to sexual abuse. Therefore, educators recognised the need to provide sexuality education, though some did not feel confident doing so.
The findings highlight both the need for educators to receive adequate training dealing with the sexuality of learners with disabilities and identify some areas which this training could target (e.g., educators’ self-efficacy beliefs). These recommendations provide valuable guidance to the field.
de Reus et al. emphasise that, as the present research is relatively small scale, further studies are required to gain a more representative understanding of educators’ needs. Although the authors suggest that the quantitative work of Chirawu et al. addresses this somewhat, it is fair to say that still more representative research could be conducted within this area in the future.
[Traduction]
Dans cet article évalué par des pairs, De Reus et al. (2015) cherchent à faire la lumière sur les connaissances, les attitudes et les pratiques des enseignants lorsqu’ils dispensent aux apprenants en situation de handicap leur enseignement en matière d’éducation sexuelle et de sensibilisation au VIH en Afrique du Sud à l’aide d’une méthodologie mixte. Ce document qui vient en complément de l’article de Chirawu et al. (2014), s’intéresse à l’aspect qualitatif de l’étude. Les idées reçues sur la sexualité parmi les personnes en situation de handicap impliquent qu’elles sont particulièrement exposées aux risques de contracter des maladies sexuellement transmissibles, telles que le VIH. Des recherches antérieures ont indiqué que les enseignants rencontrent des difficultés au moment d’inculquer aux apprenants en situation de handicap l’éducation sexuelle, il n’existe pourtant que très peu d’études systématiques menées sur les connaissances, les attitudes et pratiques que dispensent les enseignants auprès de cette population. De Reus et al. contribuent à combler ces lacunes. Les auteurs recrutent des enseignants et du personnel de soutien (N = 47) dans 5 établissements d’enseignement spécialisés, prenant en charge une grande variété de handicaps (tels que des infirmités motrices cérébrales, des handicaps intellectuels), dans la province de KwaZulu-Natal. Au vu de la pénurie des recherches en matière de sexualité menées en collaboration avec des éducateurs auprès d’enfants en situation de handicap, cette approche symbolise une collaboration précieuse avec les acteurs sur le terrain. Les auteurs ont travaillé avec des groupes de discussion au sein de chaque établissement d’enseignement, puis les données obtenues ont été analysées à partir d’une analyse thématique de contenu. Les conclusions ont révélé que les éducateurs ont parfois du mal à mettre en œuvre une éducation sexuelle auprès des apprenants en situation de handicap et considèrent que dans ce domaine les tabous culturels sont nombreux (l’utilisation de préservatifs ou la masturbation, par exemple). Parallèlement, il est ressorti de cette étude une prise de conscience générale que les apprenants en situation de handicap étaient sexuellement actifs, mais manquaient de connaissances dans certains domaines de la sexualité et qu’ils étaient particulièrement exposés aux violences sexuelles. Par conséquent, les éducateurs ont reconnu la nécessité de dispenser une éducation sexuelle auprès de cette population, bien que certains ne se sentent pas assez en confiance pour assumer cette fonction. Les conclusions mettent en évidence la nécessité pour les éducateurs de recevoir une formation appropriée pour enseigner la sexualité auprès des apprenants en situation de handicap et d’identifier les sujets à aborder dans cette formation (par exemple, la conviction de l’auto-efficacité des éducateurs). Ces recommandations donnent des orientations précieuses dans ce domaine. De Reus et al. soulignent que de nouvelles études doivent venir compléter l’étendue relativement réduite des recherches actuelles sur le sujet pour que l’on puisse se faire une idée plus claire des besoins des éducateurs. Bien que, selon les auteurs, les nombreux travaux de Chirawu et al. répondent à cette attente dans une certaine mesure, on ne peut pas nier qu’il serait utile de mener d’autres travaux de recherche plus représentatifs à l’avenir dans ce domaine.
