Gender differences in HIV knowledge and unsafe sexual behaviours among disabled people in South Africa

Titre traduit

Connaissance du VIH en fonction du sexe et comportements sexuels à risque chez les personnes handicapées en Afrique du Sud

Auteur(s)

  • Poul Rohleder
  • Arne H. Eide
  • Leslie Swartz
  • Chitra Ranchold
  • Margie Schneider
  • Clare Schür

Référence

Gender differences in HIV knowledge and unsafe sexual behaviours among disabled people in South Africa. Disability and Rehabilitation 34, no. 7 (2012): 605-610.

Domaines de recherche appliquée

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Résumé de l'auteur

Purpose: The international literature suggests that disabled people may be at increased risk for HIV infection. There is a growing increasing recognition of this in South Africa, although there remains a paucity of literature on how disabled people are affected by HIV/AIDS. This is a concern given the seriousness of the epidemic here. This paper reports on descriptive data exploring gender differences in HIV knowledge and unsafe sexual behaviours among disabled individuals in South Africa. Method: Data was collected by means of a survey questionnaire from a total sample of 285 disabled individuals in three of the nine provinces in South Africa. Data was analysed by means of descriptive statistics. Results: There are low levels and uncertainty of knowledge about HIV transmission and HIV prevention, with females tending to have lower levels of knowledge than males. Although the importance of condoms in HIV prevention was recognised, there were relatively high levels of reported unsafe sexual behaviours. Males reported higher number of monogamous and concurrent sexual partnerships and sex without a condom after alcohol use. Conclusions: The results support the literature that suggests that disabled people are at risk for HIV infection, and that both male and female individuals with disability are at risk.

[Traduction]
Objectif : la littérature internationale indique que le risque d’infection par le VIH est potentiellement plus élevé chez les personnes en situation de handicap. Cela commence à être davantage reconnu en Afrique du Sud, même si les recherches consacrées à la manière dont le VIH/SIDA touche les personnes handicapées continuent à être insuffisantes, ce qui, compte tenu de la gravité de l’épidémie en Afrique du Sud, est problématique. Cet article présente des données descriptives relatives à la connaissance du VIH en fonction du sexe et aux comportements sexuels à risque chez les personnes handicapées en Afrique du Sud.
Méthodologie : les données ont été recueillies au moyen d’une enquête par questionnaire à laquelle a participé un échantillon total de 285 personnes handicapées dans trois des neuf provinces d’Afrique du Sud. L’exploitation des données relève de la statistique descriptive.
Résultats : les connaissances relatives à la transmission du VIH et à sa prévention sont d’un faible niveau et entachées d’incertitudes. Ce phénomène est plus marqué encore chez les femmes que chez les hommes. Alors même que l’utilité des préservatifs dans la prévention du VIH est reconnue, les réponses au questionnaire indiquent un niveau assez élevé de comportements sexuels à risque. Les hommes sont plus nombreux à être en couple tout en ayant d’autres partenaires sexuels, de même qu’ils ont plus tendance à ne pas utiliser de préservatif après avoir bu de l’alcool. Conclusions : les résultats viennent confirmer ce que suggèrent d’autres études, à savoir que le risque d’infection par le VIH s’applique aux personnes handicapées et que cela vaut tant pour les hommes que pour les femmes en situation de handicap.

Commentaire du Centre Ressources

In this peer-reviewed article, Rohleder et al. investigate the characteristics of persons with disabilities affected by HIV in South Africa, with particular attention to gender differences and frequencies of unsafe sexual behaviours.
Rohleder et al. highlight that persons with disabilities have been overlooked in terms of their risk of HIV and prevention strategies. Given the lack of knowledge of how HIV may affect this population, the authors seek to describe the characteristics of individuals with disabilities living in communities affected by HIV in South Africa.
The authors survey 285 individuals with disabilities in three different provinces of South Africa and attempt to obtain as representative a sample as possible of persons with disabilities (e.g., collecting data from urban, semi-urban and informal settlements). The methodology used does not allow for as close collaboration persons with disabilities as more participatory research designs (e.g., Chappell, 2015), however, Rohleder et al. consult disability organisations in order to facilitate and complete data collection of their project. The nature of the findings (see below) also means that the study is highly useful to actors in the field.
The findings illustrate some areas of HIV prevention where persons with disabilities lack knowledge (e.g., Having fewer sex partners) and also suggest that, despite recognising the importance of condoms, there exists considerable ambivalence about their use. Moreover, while the majority of the sample was found to have had sexual intercourse, levels of unsafe sexual behaviours (e.g., unprotected) were also high. The study also notes gender differences (e.g., males reported more sexual activity than females).
As such, this research identifies some problematic ways in which persons with disabilities are affected by HIV, which allow the authors to make some recommendations for future targeted interventions (e.g., substance use may not be a significant risk factor compared to lack of condom use.
Although effort has been made to collect data from as representative a sample as possible, nevertheless the authors caution that the data is not fully representative of South Africans. Additionally, they highlight the presence of missing data, which required imputation.

[Traduction]
Dans cet article soumis à un comité de lecture de pairs, Rohleder et al. s’intéressent aux traits distinctifs des personnes handicapées touchées par le VIH en Afrique du Sud. Une attention particulière est accordée aux différences selon le sexe et à la fréquence de comportements sexuels à risque. Rohleder et al. soulignent que les personnes en situation de handicap ont été oubliées quant à leur exposition au risque d’infection par le VIH et aux stratégies de prévention. En réponse à une connaissance insuffisante de la façon dont cette population est touchée par le VIH, les auteurs cherchent à décrire les traits distinctifs de personnes handicapées vivant au sein de communautés affectées par le VIH en Afrique de Sud. 285 personnes en situation de handicap vivant dans trois provinces différentes d’Afrique du Sud ont été interrogées, les chercheurs s’efforçant d’obtenir un échantillon aussi représentatif que possible de la population handicapée (par exemple en recueillant des données en milieu urbain, semi-urbain et d’urbanisation informelle). Même si la méthodologie choisie n’est pas aussi propice à la collaboration avec les individus en situation de handicap que d’autres méthodes de recherche plus participatives (comme par exemple Chappell, 2005), Rohleder et al. n’en ont pas moins consulté des associations de personnes en situation de handicap afin d’améliorer et de mener à bien la collecte de données pour leur projet. La nature même des résultats de cette étude (voir ci-dessous) lui confère une grande pertinence auprès des acteurs de terrain. Les résultats permettent d’identifier certaines insuffisances de la prévention du VIH liées à un manque de connaissances chez les personnes handicapées (exemple : moins de partenaires sexuels). Ils indiquent également qu’alors même que l’importance d’utiliser des préservatifs est reconnue, leur usage est soumis à une ambivalence très forte. De plus, il apparaît que la majorité des répondants déclarent avoir des rapports sexuels et qu’en outre la proportion de comportements sexuels à risque (par exemple, rapport non protégé) est élevée. L’étude relève également des différences selon le sexe (par exemple, les hommes se déclarent sexuellement plus actifs que les femmes). Ainsi, cette recherche réussit à identifier des problèmes entraînant la contamination par le VIH de personnes handicapées. Ceci permet aux auteurs de formuler des recommandations en vue d’interventions ciblées ultérieures (exemple : l’usage de drogues est un facteur de risque potentiellement insignifiant par rapport à l’usage insuffisant de préservatifs). Malgré les efforts déployés pour parvenir à un échantillon aussi représentatif que possible, les auteurs mettent en garde contre une représentativité insuffisante pour l’Afrique du Sud. De plus, ils attirent l’attention sur l’existence de données manquantes, à laquelle il a fallu remédier par imputation.